Suite à la seconde guerre mondiale, le boogie woogie est apparu en Europe grâce aux soldats américains. Les Anglais, trouvant cette danse un peu trop décousue, ont entrepris de la codifier et l'ont baptisée «jive», d'après le titre de la chanson «You are just jiving».
Compétition de Jive |
Plus distingué que le boogie woogie américain, le Jive anglais est devenu une danse de salon et une danse sportive qui fait partie des danses latines de compétition aux côtés du cha-cha-cha, de la samba, du paso doble, de la rumba et de la samba, ce qui est totalement arbitraire puisque le jive ne s'est jamais répandu dans les pays latins... Les caractéristiques essentielles du jive sont le mouvement prononcé des hanches - caractéristique des danses latines de compétition - ainsi qu'une répartition des mouvements plus syncopée qu'en rock'n'roll sur des ¾ et des ¼ de temps. |
Le jive peut être dansé en 6, 8 ou x temps, quelle que soit la musique. Il s'agit plus de gymnastique artistique avec beaucoup de pas jetés «kick» que de danse sociale ou populaire, l'objectif étant de plaire aux spectateurs et non aux danseurs. Cette danse est une danse qui s'apprend par coeur et qui est inexploitable sur une piste de danse sociale même par les meilleurs rockeurs : un cavalier «rockeur/lindy hopper» peut difficilement danser avec une partenaire «jive».
Lors des compétitions, le jive apparaît comme une danse rigide, très stricte, voire mécanique. Mais, sous cette rigueur artistique, se cache souvent beaucoup de sensualité et d'originalité, comme le prouvent Sergey Ryupin & Elena Khvorova, deux formidables compétiteurs en danses latines.
Sergey & Elena en Jive |
Sergey & Elena en Rumba |