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Les INSTRUMENTS

Des origines très variées...

Les instruments utilisés pour jouer de la salsa sont le résultat de plusieurs siècles d'innovations et de mélanges culturels liés à l'histoire de Cuba. Ainsi les nombreux instruments importés essentiellement d'Europe et d'Afrique, associés aux instruments de la culture cubaine sont à l'origine d'un grand nombre d'instruments comme par exemple les maracas.

Les instruments importés d'Europe, principalement d'Espagne et de France, comprennent des instruments à cordes (guitares, violes de gambe, etc.), plusieurs sortes d'instruments à vent comme les bois et les cuivres (flûtes et piccolos, hautbois, clarinettes, cornets et trompettes, cors, etc.), des claviers (orgues, accordéons, pianos, etc.) et des percussions (castagnettes, panderetas, tambours, timbales, etc.). De nombreux instruments espagnols sont d'origine arabe. Les instruments d'origine africaine sont essentiellement composés de percussions : des tambours, de formes et de tailles souvent très différentes.

Culturellement il reste peu de chose des peuples antillais qui ont habité à Cuba. Les différentes ethnies qui existèrent - et qui furent décimée au 16e siècle - ne transmirent aucun héritage musical, seulement quelques formes de danse, de musique et différents instruments comme des maracas, des tambours ou des variétés de flûtes et de sifflets en bois. Rien n'est cependant certain sur les origines de ces instruments : africaine ou antillaise, les historiens n'ont pas encore tranché...

...qui donnèrent naissance à des instruments «hybrides»

En combinant les éléments d'instruments européens, africains et (supposés) antillais, plusieurs instruments créoles furent créés à travers le développement musical de Cuba. Certains de ces instruments furent inventés suite au manque de matériaux de base et au besoin de leur substituer les matériaux disponibles. D'autres instruments furent transformés ou améliorés, par exemple en ajoutant un dispositif d'accordage sur certains tambours.


Les tambours Batá
Histoire de la salsa origines cuba son portorico caraibes
La Botija
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Les Bongos
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Le Chékéré
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Le Très
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Le Güiro
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Les Congas
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Les Maracas
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Les Timbales
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Batá désigne un ensemble de trois tambours sacrés de la religion Santería, très répandue actuellement à Cuba.

D'origine nigérienne et en forme de sablier, ils comportent deux membranes. Ils sont traditionnellement faits de bois, mais aujourd'hui on les trouve aussi en fibre de verre. Tenus sur les genoux, ils sont utilisés par un groupe de trois percussionnistes. Les musiciens jouent le plus souvent en position assise, l'instrument posé sur les cuisses, chaque main frappant une peau.

Les tambours batá cubains forment un ensemble polyrythmique de trois instruments de tailles différentes. Le plus petit, l'okonkolo (l'enfant) joue les rythmes de base, dans le registre aigu. Le moyen, l'itotele (le père), est dans le registre medium. Son rôle est de «répondre» à l'iya (la mère), le plus large et le plus imposant du trio de tambours. L'iya (la mère), qui est dans le registre des graves, dirige la polyrythmie et fournit la ligne rythmique. Il est toujours confié à un musicien expérimenté qui s'assoit au centre, l'okonkolo est situé à sa droite et l'itotele à sa gauche. Sur l'iya sont fixées deux séries de clochettes qui s'agitent lorsque le joueur frappe les basses. Les tambours batá sont parfois accompagnés ou remplacés par des chékérés.

Traditionnellement, les trois instruments sont joués par trois percussionnistes différents, mais il arrive, en Salsa ou en Latin Jazz, que les trois tambours soient utilisés par un seul instrumentiste.

Bien qu'elle ne fasse pas précisément partie des bois ni des cuivres, la Botija fut un instrument important de la musique cubaine traditionnelle. Originaire d'Espagne, la Botija est un instrument fabriqué à partir d'un ustensile en terre cuite destiné à transporter de l'eau ou de l'huile. Le joueur en soufflant dans l'orifice produisait un son. L'art consistait à donner une qualité à ce son et à le moduler en ouvrant ou fermant plus ou moins avec la main un orifice de sortie pratiqué sur un des flancs du récipient. La fonction de la Botija, qui a été utilisée jusqu'au début des années 1920, était celle qu'occupe aujourd'hui la contrebasse.

D'origine africaine, les bongos furent développés dans la région de l'Oriente par les orchestres de son et de changui où ils étaient les seuls tambours utilisés, jusqu'à l'adjonction dans les années 30, des congas (ou Tumbadores) dans les orchestres.

Les bongos sont formés par deux petits tambours reliés par un bloc de bois et sont souvent maintenus entre les genoux du percussionniste (bongosero) qui joue assis.

Le plus petit et le plus aigu des deux est appelé le macho (le mâle) et se place à gauche pour un droitier. Le plus gros, accordé dans les basses, s'appelle la hembra (la femelle) et se place à droite. Ils sont joués avec les doigts et les paumes des mains, et ils offrent de grandes possibilités sonores.

Les bongos, avec les congas, sont probablement les percussions les plus connues au monde.

Instrument formé à partir d'une calebasse (fruit en forme d'une gourde des régions tropicales) vidée et séchée que l'on recouvre d'un filet garni de percuteurs externes (graines, perles ou billes). Le jeu consiste à le secouer et à frapper parfois le fond de la calebasse avec la paume afin de marquer le rythme. Il intervient comme instrument accompagnateur ou s'intègre dans un ensemble polyrythmique de plusieurs chékérés de tailles différentes.

A l'origine, les Cubains la couvraient de grosses graines, qui donnait à l'instrument un son plus doux que celui du chékéré moderne, à la sonorité beaucoup plus pénétrante.

Le chékéré trouve sa place dans la plupart des genres musicaux cubains.

Fabriqué selon la tradition cubaine à partir d'une calebasse (fruit en forme d'une gourde des régions tropicales), sa surface, qui est striée de cannelures régulières, est frottée à l'aide d'une baguette fine. La calebasse peut être remplacée par du bambou, par du bois, ou plus récemment par de la fibre de verre.

Le güiro a une grande importance dans de nombreux orchestres car il permet de conserver le tempo grâce à une pulsation consistante. Les différentes sonorités qu'il produit renforcent la texture de la section rythmique.

Congas est le nom usuel donné aux tumbadoras qui sont des tambours typiquement cubains, primitivement taillés dans des troncs d'arbre jusqu'à ce que des tonneliers commencent à les fabriquer et à leur donner définitivement leur forme de barrique. Ces tambours sont allongés, de forme conique, et recouverts d'une peau. Ccomme beaucoup d'autres percussions, ces instruments ont bénéficié d'un nombre considérable d'amélioration pour arriver à la forme et au système de tension actuel.

Il existe plusieurs sortes de trumbadoras en fonction du diamètre des fûts. Les plus courantes sont : la tumba (tambour le plus large à la tonalité la plus profonde), la conga (tambour médium) et le quinto (le moins large au timbre le plus aigu, utilisé souvent pour le solo). Cette différence de taille vient de leurs fonctions musicales respectives. Le tumba frappe les basses et le quinto et le conga jouent les solos, ou accompagnent les rythmes de base de leurs variations. Dans la Rumba, le quinto est celui avec lequel le musicien improvise ou effectue des solos, alors que des cellules régulières et répétitives sont jouées sur les deux autres.

Lors de l'introduction de l'instrument dans les musiques populaires, Charanga et Son, le «Congero» ne jouait que d'un seul tambour, puis avec le développement de la technique de l'instrument, associée à la richesse et à la complexité croissante des arrangements, les percussionnistes introduisirent un jeu à deux, trois tambours (et plus) afin de satisfaire leur inventivité.

Caractéristique, dans de nombreux morceaux de pop, de funk, de rythm & blues, ou de jazz, incontournable dans la salsa, les congas constituent l'un des équipements de base des percussionnistes actuels.

Instruments constitués de calebasses (fruits en forme d'une gourde des régions tropicales), avec des graines ou des cailloux à l'intérieur, dont les manches sont de courts bâtons et qui servent à marquer le rythme.

Il semblerait que les maracas, avec le güiro, soient les seuls instruments d'origine aborigène qui ont subsisté. Les maracas et le güiro sont des idiophones semblables à d'autres idiophones qui existent en Afrique.

Instruments typiquement créoles descendant des timbales d'orchestres européens utilisées dans la Contredanse (devenue le Danzon), les timbalès font partie des instruments traditionnels et, comme les congas et les bongos, ce sont les principales percussions utilisées à Cuba.

Les timbalès sont jouées par paire, posées sur un stand métallique. Les fûts de diamètre différents sont en métal, et les peaux tendues par un système de clés. Les joueurs, disposant le gros fût grave à gauche et le petit fût aigu à droite, les frappent avec leurs mains ou des baguettes.

Dérivé de la guitare espagnole, le très cubain est de taille plus petite et son cordage est constitué de trois groupes de doubles cordes. Développé dans la région d'Oriente à Cuba, il est utilisé dans la majorité des orchestres de Son.

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